Ce 8 mai, la France a célébré le 67e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. A Antony, je représentais le Conseil régional aux côtés du sous-préfet. Elus, associations, citoyens, jeunes, nous étions tous rassemblés devant le monument aux morts pour rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont perdu la vie dans ce conflit.
Discours, dépôts de gerbes et cette Marseillaise chantée à capela par les enfants de l’école Paul Bert (superbe !) comme du chant des Partisans repris par l’assemblée « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme. Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes…« Moment de recueillement donc mais également de transmission car 67 ans après, il nous faut toujours dénouer le fil de l’histoire.
Comment la haine contre les Juifs, la crise économique, la peur de l’autre parce que différent, étrangers ont pu constituer un moteur pour la barbarie nazie. Leurs victimes ce sont les 6 millions de juif, les milliers de tziganes exterminés, les déportés politiques, les résistants… Quelles leçons en tirer autant d’année après ? Certes, nous vivons aujourd’hui dans un continent en paix, mais les courants xénophobes eux subsistent et même se développent partout en Europe. Face à la montée de ces nouveaux dangers, nous ne pouvons baisser la garde. Aujourd’hui peut être plus encore qu’hier il nous faut comprendre que la paix n’est pas un état de nature, c’est une construction politique. Il en va de l’avenir de la République.



