déc 11 14

Tarification unique dans les transports, enfin !

Aujourd’hui en Île-de-France, les temps de transport sont à la fois longs, fatigants et contraints ; les coûts de transport sur le réseau sont d’autant plus élevés que l’on a été contraint de se loger loin du centre métropolitain en raison de la spéculation foncière. Les Franciliennes et Franciliens qui habitent en banlieue, surtout en grande couronne, sont les plus touchés par la dégradation des conditions de transport, en raison de leur dépendance à une offre souvent unique. Le centre métropolitain est le seul à bénéficier d’un maillage de nombreuses lignes de bus, de métro ou de RER, permettant de faire face aux aléas et incidents qui se multiplient, sous le coup notamment du désengagement financier des gouvernements successifs et de l’assèchement organisé des ressources des collectivités locales. En grande couronne et en banlieue, les habitants subissent une double peine : des conditions de transport bien moins bonnes pour un prix bien plus élevé que les autres. Les classes populaires et moyennes, comme les plus pauvres, déjà exclus géographiquement des centres urbains et des quartiers riches, payent bien plus cher le droit de se déplacer, pour un service moindre (absence de lignes inter-banlieues, fréquences et amplitudes horaires inférieures, etc.).

Les services publics sont un des outils au service de la réduction des inégalités sociales et territoriales. Raison pour laquelle la mise en place d’un véritable service public des transports est un instrument du progrès social, écologique, humain.

Les dépenses de transport représentent 23 % des dépenses moyennes de logement d’un Parisien, contre 45 % en zone 3 et 70 % en zone 6. Zone dont la Région a permis la suppression en 2011. Ces chiffres datent certes de 2006, mais ils montrent l’urgence qu’il y a à réduire les inégalités territoriales en supprimant les effets de la tarification actuelle par zone, qui accroît les inégalités sociales.

C’est pourquoi nous nous réjouissons de constater que ce qui paraissait impossible lors du vote de notre vœu sur la tarification unique en séance plénière le 18 novembre dernier, devient soudain, et à notre grande satisfaction, objet de consensus parmi les groupes de la majorité, et peut donner lieu au vote d’une délibération qui va enfin engager notre assemblée sur la voie de la réalisation de cette promesse de campagne.

Nous nous félicitons que la délibération entérine la fixation du tarif unique au niveau du tarif actuel des zones 1 et 2 ; car s’il s’avérait être plus élevé, il contribuerait à nourrir les arguments des détracteurs de cette mesure, et serait injuste socialement. En Grande-Bretagne, la hausse des tarifs des transports publics, qui a été supportée uniquement par les voyageurs, a entraîné une baisse de la fréquentation et de la qualité de service. Au contraire, un prix qui garantit l’accès de tous induirait une hausse de la fréquentation qui compenserait la diminution du prix.

En outre, les usagers qui bénéficieraient de cette nouvelle tarification dépenseraient directement la marge gagnée dans l’économie réelle, ce qui serait bien plus juste et efficace que les plans de rigueur du gouvernement Sarkozy, qui font peser 96% des efforts sur les ménages.

Aujourd’hui les moyens existent pour mettre en œuvre cette promesse de campagne sans faire peser sa réalisation sur la contribution financière des usagers et des collectivités. Il est impératif d’augmenter le taux du versement transport en l’harmonisant à 2,6%, c’est-à-dire en l’alignant sur les taux pratiqués à Paris et dans les Hauts-de-Seine, pour que les entreprises contribuent à cet effort régional. Ce sont elles qui bénéficient en premier lieu de l’investissement public dans les transports, qui permet le déplacement de leur main d’œuvre. En effet, seuls 17% de nos déplacements sont liés aux loisirs. Les 83 % restant sont très majoritairement des déplacements qui s’effectuent pour aller et revenir du travail ou pour consommer. En fait, les entreprises et les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports publics. Or la tarification unique au tarif des zones 1 et 2 se solderait pour les entreprises par une diminution mécanique des remboursements à 49% des dépenses de transports de leurs salariés.

Malheureusement, la conditionnalité VT, si elle ne semble plus faire débat dans les rangs de la majorité régionale, continue d’achopper ailleurs. Une partie de la gauche refuse encore de voter la création d’une zone unique du versement transport avec un taux harmonisé à 2,6 %. Cette proposition rapporterait 800 millions d’euros par an au STIF ; mais pour l’instant elle se heurte notamment au refus de la majorité sénatoriale, comme l’ont montré le 5 décembre dernier les interventions de Nicole Bricq, rapporteuse de la commission des finances au Sénat, en réponse aux amendements présentés par le groupe Communiste, Républicain et Citoyen. Nicole Bricq se disait alors pour l’augmentation du versement transports, comme Mme Pécresse, comme tout le monde, mais à condition (condition partagée avec le gouvernement), si nous comprenons bien, que cette augmentation ne pèse pas sur les entreprises…

On nous explique qu’il importe de « faire un arbitrage entre les nécessités de l’économie et les besoins constatés en termes de transports ». Mais à cette enseigne, et malgré la volonté enfin récompensée de tous les groupes de la majorité régionale de faire aboutir ce dossier, la tarification unique dans les transports franciliens ne verra jamais le jour…

Autre piste financière, le groupe CRC a déposé un amendement demandant un rapport sur l’élargissement de l’assiette du VT aux revenus financiers ; il a été rejeté au motif que le VT est et devrait rester assis seulement sur la masse salariale… Mais s’élever à la hauteur de l’enjeu, c’est prendre des décisions fortes susceptibles d’en permettre la réalisation, en refusant de tenir pour acquis un partage frileux et orienté du possible et de l’impossible, donc en n’hésitant pas à innover, notamment en matière fiscale. Comparer les pouvoirs publics à un ménage pour nourrir la chanson de l’austérité, c’est se payer de mots en se gargarisant d’une idéale « gestion de père de famille ». Mais un État souverain qui ne respecte pas les règles… les change ; surtout, les ressources d’un ménage sont déterminées par le salaire et le crédit ; l’État détermine ses recette fiscales et émet des titres, c’est-à-dire décrète le montant et la nature de ses ressources en fonction des objectifs qu’il s’assigne, quand un ménage limite ses objectifs à ses ressources. C’est d’un tel volontarisme et d’un tel courage politiques dont nous avons et dont nous aurons besoin pour mener à bien ce projet décisif pour l’avenir de notre collectivité.

voir la vidéo de l’intervention en séance

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déc 11 07

GILLES CATOIRE TRAHIT LES CLICHOIS

Pour le Parti de Gauche le maire de Clichy, Gilles Catoire, a, lors du conseil municipal de ce mardi 6 décembre 2011, définitivement trahi le mandat reçu des électeurs de gauche !

Le Parti de Gauche dénonce un changement de majorité qui s’est opéré contre l’avis d’une partie de sa majorité municipale de gauche et qui a abouti à accorder un poste d’adjoint au maire à un élu Modem et une délégation à un radical valoisien membre de l’UMP qui soutient Nicolas Sarkozy, grâce au soutien des voix des élus de droite. Une trahison pour les clichois qui ont voté pour la liste d’union de la gauche.

La décision récente, portée par un élu Modem, de faire appel à une société cotée en bourse pour assurer le suivi des bénéficiaires du RSA, prouve que Gilles Catoire fait le choix de soutenir ceux qui démantèlent  les acquis sociaux de la nation pour lui préférer les intérêts particuliers de la bande du Fouquet’s !

Pour le Parti de Gauche, le cynisme politique du maire de Clichy, Gilles Catoire n’a rien à envier aux méthodes du clan Sarkozy qui tenta d’imposer Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD ni à son voisin de Levallois où « règne » la famille Balkany.

Les élus du Parti de Gauche et du Front de Gauche de Clichy qui ont condamné ce changement d’alliance depuis plusieurs mois en rendant leurs délégations se félicitent du choix des élus écologistes qui viennent d’en faire de même. Gilles Catoire se retrouve, aujourd’hui, minoritaire dans sa propre majorité de gauche !

Les messages de soutien aux élus du Front de Gauche et aux écologistes se multiplient, mais Le Parti de gauche s’étonne cependant du silence du Parti socialiste. Ce silence assourdissant est révélateur, il montre combien les changements d’alliance des socialistes sont de fait entérinés à Solférino.

Le Parti de Gauche appelle les clichois-es à faire part de leur indignation à Gilles Catoire. Il les appelle à exiger de lui qu’il revienne sur cette trahison ou qu’il en tire toutes les conséquences en rendant son mandat. Pour les élus du Front de Gauche, ce qu’a fait un scrutin seul un scrutin peut le défaire.

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déc 11 01

Sida: objectif Zéro

30 ans après l’identification des premiers cas de Sida, ce sont aujourd’hui 150.000 personnes qui vivent en France avec le VIH, 33 millions de par le monde. Et les personnes vivant avec le VIH sont toujours confrontées à d’importantes discriminations, en particulier en matière d’emploi ou d’accès aux crédits.

Le Front de Gauche dont est membre le Parti de Gauche fait sien l’objectif « Zéro » porté par les associations: « Zéro nouvelle infection. Zéro discrimination. Zéro décès ». Pour en finir avec l’épidémie, il faut une volonté politique forte, tant au niveau national qu’international, qui allie garantie de l’accès aux soins de qualité de tou-te-s.

Contre les mesures prises par l’UMP depuis 2002 de casse de la Sécurité sociale, le programme du Front de Gauche « L’Humain d’Abord » porte l’exigence de la suppression des franchises médicales, la défense de l’hôpital public et portera la revendication de la création d’un pôle public du médicament contre le mercantilisme des labos privés.

Enfin nous considérons que les associations de malades doivent trouver toute leur place dans le système de santé et participer des nécessaires politiques volontaristes de prévention, de lutte contre les discriminations, d’éducation aux sexualités et à la santé sexuelle, ciblées selon les publics et les risques (personnes LGBT, usagers de drogue, prostitué-e-s, personnes en prisons, droit à la santé des étrangers malades…)

A ce titre, le Parti de Gauche rappelle le travail fait dernièrement à l’Assemblée nationale par la députée de Paris Martine Billard, co-présidente du parti, pour dénoncer les restrictions portées à l’accès au séjour pour soins aux étrangers malades ou pour faire reconnaître la pénalisation des discriminations à raison de l’état de santé ou de l’identité de genre, au même niveau que celle pour racisme, sexisme ou à raison de l’orientation
sexuelle.

Le Parti de Gauche appelle à participer, dans le cortège unitaire du Front de Gauche à la manifestation parisienne de jeudi 1er décembre 2011, à 18h15 au départ de la Place de la Bastille.

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