mai 12 04

On ne lâche rien !
A quelques heures du scrutin… pour virer Sarkozy

Dans quelques heures nous serons nombreux à nous retrouver, foule joyeuse et motivée, pour le meeting du Front de Gauche, place Stalingrad à Paris autour de Jean-Luc Mélenchon. L’ensemble des responsables comme des militants auront fait campagne jusqu’au bout pour « battre Sarkozy », sans rien lâcher de notre programme.

Combien sont-ils a nous expliquer qu’il n’y a pas d’alternative ? Nombreux c’est sûr. Mais nous sommes des millions et nous savons  que les  politiques d’austérité ne sont rien d’autres que la misère légitimée. En Espagne, en Grèce, mais aussi en Grande Bretagne où en Allemagne, modèle par « excellence », partout, ce qui est à l’oeuvre c’est le diktat de la finance qui en veut toujours plus. Or l’accaparement des richesses produites au profit de l’oligarchie financière va de pair avec l’augmentation de la pauvreté. Et pour nous faire avaler cela il faut des bonimenteurs pour nous expliquer que nous n’aurions pas d’autres choix que d’appliquer les plans d’austérité… Raison pour laquelle il nous faut les virer !

Ici, il nous faut commencer par virer Sarkozy ! Virer ces représentants de la droite qui prévoient de supprimer encore plus de fonctionnaires. Mais ces fonctionnaires, ce sont des enseignants, des cheminots, des policiers, des infirmières et des postiers ! Tous ces services publics de proximité dont on a si cruellement besoin. Et comme si ça ne suffisait pas, voilà que Sarkozy nous refourgue un nouveau traité européen, qui aggravera encore la situation en obligeant les pays à réduire leurs dépenses publiques. Mais le problème, ce n’est pas ces dépenses qui sont des investissements pour le futur. Le problème, c’est que c’est sa politique de cadeaux aux plus riches qui a vidé les recettes de l’État. Les richesses existent, c’est aujourd’hui qu’il faut les partager !

Alors oui, dimanche 6 mai nous devons dégager Sarkozy, pour ouvrir à nouveau le champ des possibles. En finir avec Sarkozy c’est la première étape indispensable pour briser le carcan que la finance et les oligarques de ce pays nous font subir. Cette étape est nécessaire pour infliger une première défaite à l’UMP qui entre les deux tours a repris à son compte le discours xénophobe de l’extrême droite et continuer la mobilisation contre les politiques d’austérité que veut nous imposer la troïka du FMI, de l’Union Européenne et de la BCE. Cette étape est nécessaire pour exiger la redistribution des richesses, la planification écologique et la 6ème République.

Le FDG a fait se lever un formidable espoir. La lutte paye. L’unité et l’action collective nous rendent plus forts. Ne sous estimons pas notre pouvoir. Dimanche, on dégage Nicolas Sarkozy en utilisant le bulletin Hollande et les 10 et 17 juin on vote Front de Gauche aux législatives !

 

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mai 12 03

Rassemblement des salariés d'ETAI le jeudi 3 mai
Mobilisation sociale à Antony aussi !

La campagne pour dégager Sarkozy c’est jusqu’au bout qu’il faut la mener. Demain je serai au meeting du Front de Gauche à Paris, place Stalingrad, Métro Jaurès à 18H30.

Aujourd’hui j’étais avec mes camarades du Front de Gauche de la 13e circonscription, dont François Meunier, comme moi conseiller municipal d’opposition à Antony, aux côtés des salariés et des représentants syndicaux de la GCT et du SNJ. Ils avaient organisé à la Croix de Berny, devant les locaux de leur entreprise, ETAI (Editeur de revues techniques pour les professionnels de l’automobile), un pique-nique de lutte pour protester contre l’accord salarial proposé par leur direction. En effet celle-ci veut imposer plusieurs mesures de régressions sociales dont l’abandon de la rétroactivité au 1er janvier pour les augmentations annuelles, qui était pourtant un acquis social depuis 2009. Conséquence : entre 75 et 150 euros de manque à gagner par salarié.

La direction propose -de plus- de supprimer l’augmentation annuelle à plus de la moitié de ceux ayant un an d’ancienneté. Il faut dire que dans cette entreprise plus de 50 % de l’effectif « tourne » tous les 3 ans ! Et une récente enquête a montré que le taux de souffrance au travail dans cette entreprise était élevé.

Quant à l’augmentation proposée, elle se situe en deçà de l’inflation ce qui revient à entériner une perte de pouvoir d’achat pour l’ensemble des employés alors que l’entreprise a un résultat net de 13 millions d’€. Et pendant ce temps tous subissent la nouvelle hausse de la cotisation pour la mutuelle, intervenue au 1er janvier dernier, qui, elle, vient directement en déduction du salaire net, y compris pour les plus bas salaires.

Enfin, concernant les augmentations proposées, elles se répartissent pour 80 % d’entre elles « au mérite » et seulement 20% pour les augmentations générales. Alors que tous les salariés créent de la richesse, la direction s’attribue le droit de choisir ceux qui « mériteraient » un pouvoir d’achat stable. Les autres, quels que soient leur sérieux, leur implication, leur professionnalisme n’auront rien ou presque rien ! Même la demande des organisations syndicales d’inverser le ratio (80%/20%) en faveur d’une augmentation générale n’est pas entendue par une direction qui continue de faire la sourde oreille ! Ecouter les représentants syndicaux c’est du dialogue social, mais il faut croire que la prise en compte de l’avis des salariés n’intéresse pas la direction.

Pour les militants du Front de Gauche, la mobilisation qui a motivé le rassemblement de ce jeudi 3 mai est au cœur de notre projet de redistribution des richesses. Le groupe ETAI avec ses 120 Millions de chiffre d’affaires a les moyens d’accorder 150 euros par salarié, quand chacun lui rapporte 13 000 euros par an. Avec de tels  résultats, la direction de ce groupe peut et doit changer d’attitude.

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mai 12 01

La France belle et rebelle
Le 1er mai dans la rue

Comme chaque année, le Front de Gauche se mobilise derrière les organisations syndicales pour la journée de lutte internationale des travailleurs. Cela fait bien longtemps que les organisations de gauche manifestent derrière les syndicats le 1er mai. Mais cette année, alors que Nicolas Sarkozy a décidé d’organiser une contre manifestation, il faudrait que les militants des organisations politiques de gauche restent « à la maison » ? Il nous faudrait renoncer à participer au bras de fer que veut engager le président sortant lui qui a décidé de défier le mouvement ouvrier et ses corps intermédiaires que sont les représentants du personnel, les syndicalistes ?

Et contrairement à ce que certains tentent de mettre dans les têtes, le 1er mai n’est pas une fête du travail, mais une journée de solidarité des travailleurs. Et là les mots ont leur importance. les premières manifestations ont donné lieu à affrontement et fait couler le sang de travailleurs. Ce fut le cas le 1er mai 1891 où 9 travailleurs furent tués et 35 autres blessés. Ce fut le cas en France mais aussi aux Etats-Unis. Et aujourd’hui encore dans plusieurs pays dans le monde le 1er mai est rudement réprimé. le 1er mai est d’abord une journée de lutte. Ceux qui veulent effacer cette dimension comme Sarkozy ne le font pas par hasard, ils veulent sortir la question sociale du débat politique pour la remplacer par ce qui est le fond de commerce de l’extrême droite ici comme partout en Europe, celle de l’identité nationale. Pas étonnant qu’il ai choisi cette journée pour annoncer « qu’il y a trop d’immigré en France ».

Ce 1er mai est donc particulièrement important. En organisant un meeting le même jour pour célébrer le « vrai » travail, Sarkozy déclare la guerre aux salariés qui luttent pour leurs conditions de travail. A nous de ne pas le laisser faire.  Ce 1er mai nous serons dans la rue avec une exigence : Sarkozy doit partir avec sa clique et sa politique réactionnaire. Le bras de fer qu’a décidé d’engager Sarkozy doit aboutir à sa défaite le 6 mai au soir. Raison supplémentaire pour partout en France manifester derrière les organisations syndicales contre l’austérité et les tentatives de récupération de la droite !

 

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